▀▄▀▄▀ Bienvenue ▀▄▀▄▀

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Bonjour tout le monde!


Voici ma nouvelle fiction! J'espère que vous serez aussi nombreux à la lire que la précédente! (Fiction précédente: X , deuxième blog avec toutes mes autres fictions: X).

Je vous présente donc:


Quand la Mer monte

~ ~ ~

J'ai tiré ce titre d'un film que j'étais allé voir en Seconde avec le lycée. Mais la fiction n'a aucun rapport avec ce film (que je n'ai pas fort aimé). Mais le titre a bien sûr un rapport avec mon histoire. C'est évidemment métaphorique (une image), comme l'Arc-en-ciel en Noir et Blanc (qui définissait la vie de Bill).

Cette fiction est une fiction TWINCEST (relation amoureuse et sexuelle entre jumeaux). Il y aura des LEMONS (scène de relation sexuelle explicite) également. Comme dans la fiction précédente, ce n'est pas une fiction où il y a du mouvement. C'est plus psychologique. Je veux dire que ça ne va pas bouger autant que dans Harry Potter. Enfin, vous voyez.

Donc les gens qui sont anti-TH, homophobe ou ch'ai pas quoi d'autre, veuillez avoir l'obligeance de fermer cette fenêtre. Merci!

~ ~ ~

Un résumé? Je n'ai pas grand chose à dire en plus que ce qui est dit dans la petite rubrique "Description" à gauche là. Lisez ça c'est pas plus mal ^^.


*~*~*


Cette fiction est à plusieurs narateurs. Ils sont Bill et Tom, naturellement. Le changement de narateur est indiqué par Bill POV (quand Bill est le narateur) ou Tom POV (quand Tom est le narateur). POV veut dire Point Of View (point de vue).


Sur ce, bonne lecture!


*~*~*

Si vous avez des questions sur la fiction (ou autre), c'est ici qu'il faut la poser (en laissant un commentaire). Si vous laissez une question en commentaire, j'y répondrai ici même sur cette article, à la vue de tous. Si vous ne voulez pas que votre question/réponse soit visible ici, laissez-moi un message, je vous répondrez par un message également! Voilà ^^.


# Posté le mercredi 14 novembre 2007 13:02

Modifié le mercredi 14 novembre 2007 13:56

▀▄▀▄▀ Chapitre Un ▀▄▀▄▀

▀▄▀▄▀ Chapitre Un ▀▄▀▄▀
Chapitre Un:

Tom POV
Je savais que c'était interdit. Je l'ai toujours su. Depuis que j'étais tout petit. Pourtant, j'ai toujours voulu essayer. Ou plutôt, j'ai toujours eu envie. Et je crois même que c'était plus encore qu'une envie. C'était un besoin. Un besoin fort. J'ai toujours essayé de me persuader que ce n'était qu'un désir. Mais non, à mon grand regret. C'était un besoin.
J'avais une envie folle d'embrasser mon jumeau.
Il était trois heures du matin. On était à l'hôtel, après un concert à Paris. Il avait donné, ce concert. J'avais bientôt été plus chaud que les fans du premier rang qui pogotaient en soutient-gorge - ce n'était pas une vue si mal. C'était d'ailleurs peut-être à cause, ou grâce, à ces fans en soutient-gorge que j'avais été si... énervé. Ou alors, c'était Bill qui s'était trémoussé devant moi. Allez savoir... Moi je savais. Et ça me faisait d'autant plus peur.
Toujours est-il que, bien que j'eut ma chambre d'hôtel à moi tout seul, j'étais dans celle de Bill. J'y étais entré sans un bruit, pour ne pas le réveiller. J'étais assis tout près de lui, couché sur le côté, face à moi. La couverture le recouvrait jusqu'à la poitrine et ses cheveux longs et noirs retombaient dans sa figure. Ses petits soupires endormis rythmaient un silence profond et reposant. Ses lèvres étaient très légèrement entrouvertes et légèrement étirées et ses mains étaient ramenées contre sa poitrine. Il avait l'air paisible, si paisible dans un monde qui n'appartient qu'à lui. Il avait toujours l'air serein, quand il dormait, et plus que tout le monde. J'aimais le regarder quand il dormait. Ca me rendait paisible moi-même. Et puis, pour moi, quand Bill dormait, j'avais l'impression que le monde dormait avec lui, que plus rien d'autre ne bougeait. En fait, Bill était le monde. Pour moi.
Et voilà que j'avais envie de l'embrasser.
Ce visage si doux m'appellait à le faire. Mais, en moi, une voix intérieure me disait que je ferais mieux de m'abstenir. Cependant, je ne l'écoutais pas. J'étais plongé dans un autre monde - celui de mon inconscient, sans doute. Car je devais bien être inconscient de toutes les conséquences de l'acte que j'allais commettre.
Je m'approchai alors tout doucement, penchant sur le corps de mon jumeau. Je m'allongeai d'abord près, tout près de lui, si bien qu'un cheveu empêchait mon visage de toucher le sien. Je sentais son souffle léger et tiède sur ma peau et son parfum m'enivrait. Avec le plus de précautions possible, je caressai sa joue, ou plutôt je l'effleurai, avec la crainte intense de le réveiller, comme on a peur d'abîmer une fleur en posant simplement le doigt dessus. Et je me rapprochai encore, mettant un terme à la distance minime qui me séparait encore de lui. Je déposai, avec une douceur que je ne me connaissais pas, mes lèvres sur les siennes. Je sentis aussitôt un tourbillon de vie en moi, comme un manque enfin comblé, comme si je venais d'étancher une soif présente depuis de longues années. Je n'avais jamais ressentis pareille sensation, pas en embrassant les filles. Pas même en "faisant l'amour avec elles", et j'emploie cette formule pour ne pas être grossier, car je ne l'ai jamais réellement fait en étant amoureux. Mais là, le simple contact de mes lèvres avec les siennes, c'était magique. Je caressai sa joue plus sensuellement, ne craignant même plus de le sortir du sommeil et de me faire prendre la main dans le sac. Non. J'étais autre part, plus vraiment ici ou là-bas. Je flottais dans le bonheur, ou le plaisir. Apellez ça comme vous voulez. Quoi il en soit, j'étais perdu dans un océan si vaste, si profond, paraissant presque hostile. Si bien que j'eut soudain peur. Très peur. Une vague d'angoisse me submergea et je me détachai des lèvres de Bill, histoire de revenir à la surface de la réalité. Mon coeur courrait comme un fou dans ma poitrine et chacun de ses battements me faisaient aussi mal que s'il on me sautait dessus, sans arrêt. Je me rendis compte que mon front dégoulinait de sueur froide. Trop peur. Il était réveillé.
Il n'avait pas peur, lui. Il n'avait même pas bougé d'un pouce, pour tout dire. Mais ses yeux semblaient s'être agrandis sous l'effet de l'étonnement et il me regardait avec une lueur d'incompréhension dans les pupilles. Bien sûr qu'il ne comprenait pas. Bien sûr qu'il me prenait pour un fou ou un monstre. J'haletais comme un porc et lui était aussi immobile qu'un cadavre.
- Tom, pourquoi tu...
Je ne lui laissa pas le temps de terminer sa question. J'eut une sorte de hoquet, ce genre de bruit qu'on émet quand la peur devient si intense qu'on a envie d'en pleurer. Et je crois qu'il comprit - par ce foutu lien qu'on les jumeaux entre eux et dont je me passerai volontier pour certaines choses - que je ne regrettais pas du tout ce que je venais de faire mais que j'en avais fichtrement peur. Et je me mis à pleurer comme une fontaine sans m'arrêter de hoqueter. J'en avais du mal à respirer et ma respiration faisait penser à celle d'un asthmatique en pleine crise.
- Pourquoi t'as peur? C'est pas grave. Moi...
Toi, tu ne ressens probablement pas exactement la même chose que ce que moi je ressens pour toi. D'ailleurs, c'était quoi cette acte, en réalité? Un péché narcissique? De la folie? Ou, et c'était le plus inquiétant, de l'amour? Je ne savais pas exactement. J'avais toujours voulu faire ça. Et ça m'avais fait une boule dans le ventre qui n'arrêtait pas de rebondire. Et mon coeur continuait son foutu marathon. Punaise, mais qu'est ce que j'avais?! Je n'avais jamais ressentis un truc pareil.
- Moi ça ne m'a pas vraiment déplut, que tu me fasses ça.
Je crois que ce qu'il venait de dire était une blague. Mais pourtant, il ne souriait pas et il n'y avait aucun air d'amusement inscrit sur son visage. Au contraire, l'expression qui y régnait avait le don de me calmer et d'étouffer mes hoquets. Bill avait toujours su me calmer...

Bill POV
Je vais être franc avec vous. Ca ne m'a pas seulement "pas vraiment déplut". J'ai adoré, ouais! A vrai dire, j'avais attendu ça depuis longtemps. Et j'ai vraiment cru que Tom n'allait jamais bouger ses p'tites fesses pour venir m'embrasser. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours fantasmé sur l'idée qu'il m'embrassait. C'est pas un peu fou ça? Je suis certainement fou. Mais je ne suis apparement pas le seul.
- Je... ben... en fait, je... je sais pas... j'vois pas pourquoi j'ai fais ça, bredouilla Tom, le visage noyé. Il avait vraiment l'air... retourné, boulversé. Je ne l'avais jamais vu comme ça. D'un côté, ça me faisait peur et de l'autre, ça m'interessait: c'est pour moi, non, qu'il pleurait? A moins que ça ne soit pour lui...
- C'est pas grave Tom. C'est pas grave...
Je lui caressai à mon tour la joue. Elle était toute humide, brûlante et un peu collante. Il avait peur, mais pourquoi? C'était si effrayant, de m'embrasser? Non. C'était effrayant d'embrasser son frère jumeau? Oui. Et j'étais bien placé pour le savoir, mais depuis toutes ses années où je désirais qu'il m'embrasse, j'avais apris à dompter la peur comme on dompte un mustang. Il faut juste savoir se surprendre soi-même...
- M-mais je... c'est pas... on a pas le droit de faire ça, continua-t-il.
- Personne ne le saura jamais.
- Y'a... y'a un gros problème... dit Tom qui commençait à se calmer.
- Quoi?
- J'ai envie de recommencer.
Il avait dit ça avec une sûreté, une volonté si forte que j'en frissonai. Pire qu'une douche glacée en Antarctique, son envie me figeait sur place, et je glissais comme un glaçon en pente douce vers l'envie qu'il me prenne contre lui en m'embrassant comme il n'avait jamais embrassé personne. C'est-à-dire, avec amour. Mais je ne savais pas pourquoi j'avais si envie que ça. C'est vrai... c'était un jeu interdit.
Il me fixait sans cligner des yeux. A vrai dire il n'avait pas besoin de cligner des yeux, car quelques larmes retardataires les lui humidifiaient. Ca me gênait presque.
- Ne me regarde pas comme ça, lui dis-je, sur un ton presque sévère.
- Tu me laisserais faire?
- Fais-le.
Et, presque brutalement, glissant sa main dans ma nuque, il m'embrassa une deuxième fois. Nos lèvres n'étaient plus qu'unes. Je sentais son souffle s'accélérer au même rythme que le mien et son corps tout entier se coller à moi, s'enroulant presque comme un anaconda. Il passait une jambes au-dessus de moi et ses mains m'empoignaient les cheveux. Il essayait en vain de traverser mes lèvres pour aller danser sensuellement avec ma langue. Mais moi je ne marchais pas comme ça. Je détestais la précipitation et la brutalité. Je le repoussai.
- Qu'est ce que tu fais?! Lui dis-je, un peu essouflé.
- Ben...
- Attends si tu crois que je fonctionne comme toi, tu te mets le doigt dans l'oeil. Pourquoi tu ne fais pas comme la première fois, comme tout à l'heure?
Il avait l'air totalement perdu. Il me regardait d'un air un peu hébété, à califourchon sur moi. Je le fis glisser de sorte qu'il se retrouvât à nouveau à côté de moi. Il s'apprêtait déjà à revenir à la charge avec sa précipitation. Mais je mis mes doigts sur mes propres lèvres. Il se surprit alors à embrasser le dos de ma main.
- J'ai dis tout doucement.
Il soupira, style je le faisais braire avec mes exigences. Puis, tout doucement, peut-être même plus doucement que la première fois - où il pensait que je dormais, il déposa à nouveau ses lèvres sur les miennes. On frissona tous les deux un moment, pour ensuite s'endormir ensemble.
Ainsi commença une étrange histoire, de celles qui sont douloureuses à raconter. Mais on vous la racontera comme il se doit...

J'espère que ça vous plaît déjà malgré que ça ne soit que le début! Allé, au moins 30 com's pour la suite! (on démarre doucement, hein!) Et la suite sera là vendredi soir ou samedi dans la journée!

# Posté le mercredi 14 novembre 2007 13:05

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 09:13

▀▄▀▄▀ Chapitre Deux ▀▄▀▄▀

▀▄▀▄▀ Chapitre Deux ▀▄▀▄▀
Chapitre Deux:

Tom POV
C'est quelques chatouilles sur le nez qui me sortirent du sommeil. Ca avait été un sommeil doux, bourré de... de ces p'tites choses qui font qu'on se sent bien en se réveillant. Vous me suivez? Je suis sûr que vous voyez de quoi je parle. Bref, je n'avais jamais été d'aussi bonne humeur, je crois. Mais, paradoxalement, je ne me souvenais pas d'avoir ressentis un jour une peur aussi intense que celle avec laquelle je me réveillais ce matin. Bill, l'auteur, bien évidemment, des chatouilles sur le nez, se rendit rapidement compte que quelque chose clochait en moi.
- Qu'est-ce qui ne va pas, Tom? Me demanda-t-il avec sa voix plus douce qu'une crème.
Il me regardait avec, dans les yeux, un mélange d'inquiétude et, étrangement, une sorte de folie. C'était comme s'il était complètement décallé avec la réalité, qu'il avait loupé une marche ou qu'il avait sauté une page. Je me demandais bien à quoi il pensait, en ce moment même. Je ne comprenais pas pourquoi il me regardait de cette façon.
- Je ne sais pas, répondis-je. Je... il y a...
Il y avait un malaise. Un gros malaise. Je ne savais même plus bouger. Nous étions dans la même position qu'hier soir, allongés tout les deux sur le côté, face à face, les yeux dans les yeux. Et enlacés. Ho mon Dieu! Enlacés! Comme si c'était fréquent que des jumeaux dorment ainsi!
- Pourquoi t'es si gêné? Me demanda encore Bill.
Je ne pouvais pas le dire, mais je le savais. C'est au fond de moi que tout se passait. C'était cette voix qui disait "Attention, tu joues à un jeu dangereux. Attention, ça va te retomber dessus un jour ou l'autre". Vous avez certainement dû déjà l'entendre, un jour, en mentant à votre mère. Mais là, c'était encore plus fort. Il y avait une amertume, comme un souffle d'haleine amère, qui se posait sur moi. Comme une mise en garde. Non, moi et Bill, on n'avait pas le droit de faire ça. On n'avait pas le droit de s'aimer avec tant de... de passion. Passion, ce mot me faisait peur.
- Tom, quoi?! Arrête de trembler. On n'a rien fait de mal.
Non, mais je crois qu'on s'est fait du mal à nous-même. Je n'arrivais pas à lui parler. Je n'arrivais pas à exprimer mes pensées. Et du coup je le laissais dans l'incompréhension. Et je savais très bien que ça allait me "retomber dessus un jour ou l'autre".
- On n'a tué personne! Continua-t-il en souriant. Et puis merde on a qu'à en rester là si ça te gêne.
Non! C'était justement ça le malaise! Je ne voulais pas en rester là! Je voulais encore goûter à ces baisers, à cet amour plus complice que jamais. Je voulais ressentir à nouveau ce sentiment d'être perdu au milieu des mers en sachant exactement où j'étais. Maintenant que je connaissais ça, je ne pouvais plus m'en passer.
- Non, dis-je, embrasse-moi encore.
Il avait toujours cette folie dans les yeux que je ne comprenais pas. Et ceux-ci s'agrandirent à l'entente de ma demande, ou plutôt de mon ordre qui débordait d'envie. Un sourire illuminé lui fendit les joues, et il plaqua presque violemment ses lèvres sur les miennes. Aussitôt, je décollai. J'avais chaud et froid, j'étais heureux et malheureux, je l'aimais et le détestais tout autant. Allez savoir pourquoi. C'était peut-être le fait de me retrouver en pleine océan qui me faisait cet effet là, et que mes pieds étaient à des centaines de mètres au-dessus du sol. C'était comme si je volais, mais pas exactement puisque je flottais au milieu de nulle part. Nulle part ou partout, comme vous voulez. Je flottais un peu à la manière d'un fantôme n'ayant rien d'autre à faire que de se laisser porter par les vents et d'affrayer les gens sur son passage. Mais moi, je m'effrayais tout seul. J'étais mon propre fantôme. Je me faisais peur et je me faisais du mal. Et je savais que Bill ressentait la même chose, sauf qu'il y avait en lui une folie qui mélangeait tout ça. Ca faisait froid dans le dos.
Quand Bill se détacha de moi, restant du moins tout près de mon visage, il souriait toujours. De contentement ou de folie? Je répondrais les deux.
- J'ai un truc à te dire, me confia-t-il un peu à la manière d'une fille qui s'apprêtait à déballer la nuit de sa première fois au lit à sa meilleure amie. J'ai toujours voulu que tu m'embrasses.
Que voulez-vous que je dise après ça? C'était une déclaration d'amour?!
- Ha?! Fis-je bêtement.
- Oui! Répondit Bill en trépignant. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais j'ai toujours voulu savoir ce que ça faisait.
- Et ça fait quoi?
- C'est encore mieux que ce que j'avais immaginé. Mais...
Il marqua une pause, ce qui eut pour effet de donner le coup de départ d'un marathon que mon coeur se prit à entreprendre. Et Dieu que ça me torturait la poitrine!
- Mais quoi? M'impatientai-je.
- Mais c'est... bizarre, poursuivit-il en perdant son sourire.
- Bizarre?
Il n'avait pas tord, après tout.
- Oui. Je veux dire que... ça fait peur. Plus peur que ce à quoi je m'attendais. Comme si je rentrais dans une cage dorée, qui semble être le Paradis, tu vois, où je ne manquerais jamais de rien. Mais je ne pourrais plus jamais en sortir.
- Je ne te suis pas, là.
- C'est pas grave... dit-il.
Et il se tassa dans la couette, comme si moi-même je lui faisais peur.

Bill POV
Pourquoi ne me comprenait-il pas? Je ne savais pas comment lui expliquer, car je n'avais jamais eut à le faire. Il m'avait toujours compris rien qu'en me regardant dans les yeux et nous nous étions toujours passés d'explications sans queues ni têtes. Pourquoi est-ce qu'aujourd'hui je devais lui expliquer?! Je crois que tout était en train de changer. Nous étions sur une plaque tournante qui n'était pas prête de s'arrêter. Pour tout vous dire, j'avais déjà la tête qui tourne.
Comme je m'éloignais de lui, il se rapprocha de moi, comme si nous étions attachés et qu'il ne pouvait pas faire autrement que de me suivre.
- Si c'est grave, dit-il en se blotissant contre moi. C'est quoi cette cage dorée?
- C'est nous, lui répondis-je. Et le reste... c'est le monde. Tu vois?
Je ne sais pas s'il voyait ce que je voulais dire. Mais Tom, fait un effort! Ce n'est pas si compliqué!
- Oui, dit-il simplement.
- Je pense que si on continue, et qu'on nous voit comme ça, on va nous prendre pour des fous, des monstres. Et on se retrouvera tout seul. On sera refermé sur nous-même, vu que personne ne voudra plus de nous. T'imagines s'ils apprennent ça?! T'imagines la tête de Georg et Gustav? De David? Des fans? De papa et maman?!
- Ca reste à voir, tu sais. S'ils nous aiment, ils nous comprendront et ils feront un effort.
Je secouai la tête en signe de désaprobation.
- C'est pas possible. C'est pas normal, ce qu'on fait. Tom, on est pas normaux!
Il savait qu'au fond j'avais raison. Et la réalité semblait lui être soudainement tombée dessus comme un oeuf sur la tête. Il était encore plus perturbé. Mais c'est peut-être la peur qui lui donna cette idée:
- On est pas obligé de le dire aux autres.
Je tombai moi-même dans l'eau chaude de cette nouvelle vérité bien agréable à se faire savoir.
- C'est vrai! lui dis-je en souriant.
Et c'était peut-être... non. C'était certainement à cause de cette vérité là que nous nous sommes dis que, oui, si personne ne savait notre secret, nous n'étions pas obligés de nous arrêter là.

Alors nous avons continué. Personne ne s'étonna de nous voir sortir tous les deux de ma chambre. L'un ou l'autre venait souvant, le matin, causer un peu avec son frère. Ils pensaient que nous n'avions fait que causer. Tant mieux, non?
- Vous avez vraiment l'air d'avoir la tête dans le cul, dit Georg en nous voyant sortir de la chambre avec nos sacs à la main. Vous avez pas bien dormit ou quoi?!
- En ce qui me concerne, dis-je, j'ai trop bien dormi.
- Je crois que moi aussi! Dit Tom en souriant.
Il m'adressa un regard que seul moi pouvait comprendre, bien évidemment. Toutes nos peurs s'étaient volatilisées, grâce à cette vérité qui disait qu'on pouvait continuer en se cachant. Il n'y avait plus que le stress de se faire prendre.
- On a du mal à se réveiller, si tu préfères, tellement on était bien! Dis-je pour éclairer Georg.
- Bon vous venez le bus nous attend! Cria David à l'autre bout du couloir.
On se précipita tous vers l'ascenseur, puis dans le bus. Arrivé là, nous allâmes nous assoire - le groupe - dans le petit salon télé du fond.Moi, j'étais à côté de Tom, et Gustav et Georg étaient assit l'un à côté de l'autre de l'autre côté de la table qui nous séparait. Elle était géniale cette table. Elle me permettait d'enlacer la main de Tom dans la mienne sans que Gustav et Georg ne nous voient. Tom sursauta quand je lui pris la main. Je me dû me retenir de rire quand il me lança un regard mi-colérique, mi-attendrit.
- Il se passe quoi, là? Demanda Gustav en nous voyant.
- Il se passe que je taquine Tom à porpos de sa dernière conquête, répondis-je.
- J'étais...
- Bourré, on sait! Le coupai-je dans son explication.
- Sérieux Tom, j'avais jamais vu un croisement entre un cochon et un canard! S'écria Georg en éclatant de rire.
- Insulte pas les cochons et les canards! Dit Gustav en pouffant.
Tout le monde riait, sauf Tom qui boudait et qui avait lâché ma main pour croiser les bras. Il faisait une moue à se rouler par terre. C'était drôle à voir! Il était presque mignon comme ça. Si bien que j'avais envie de lui faire un bisou. Et je lui en fit un sur la joue, bref et significatif. J'avais l'habitude de lui faire ces petits "smacks" quand il boudait. Mon geste ne paru donc pas du tout déplacé. Tant mieux, non?
- Allé Tom, on te pardonne! Dit Georg. Ca arrive à tout le monde les mauvais coups!
- Ha non, pas à moi! Dis-je.
- Toi, il ne t'arrive jamais de coups tout court! Pouffa Georg.
Tom n'avait toujours pas bronché alors que nous trois, nous nous étouffions de rire. Je m'arrêtai bien vite et, avec ma main, je fis un petit bonhomme (vous savez, dont les jambes sont l'index et le majeur) qui monta jusqu'à son épaule. Puis il sauta sur son nez et le pinça très fort.
- Aïeuh! Dit-il en repoussant ma main. Toi, je vais t'apprendre les bonnes manières!
Il me poussa sur le canapé et je tombai allongé. Puis il monta à moitié sur moi et commença à me chatouiller le ventre. Je me mis à me tortiller tel un asticot en poussant des hurlements de rire. Tom savait que je ne supportais pas ce supplice, alors il continuait bel et bien, avec un sourire à moitié sadique sur les lèvres. J'avais vite chaud, trop chaud. Plus chaud que d'habitude. Mais persone, sauf Tom bien sûr, ne remarqua quoi que se soit. Tant mieux, non?

Tom POV
Bill était tout rouge, un véritable poivron. Et quand je me rendis compte de ma position sur lui, je crois que je devînt vite plus rouge qu'une écrevisse, moi aussi.
- Vous avez finit vos conneries? Dit Georg qui se remmettait d'une crise de rire, dû probablement aux hurlements de Bill comparables à ceux d'une fille.
- J'vais arrêter, je crois, dis-je. Bill menace d'exploser tant il a chaud!
Et moi aussi, vingt Dieux!
- Il est pire qu'une chaudière poussée à plein régime! Dit Gustav.
- Originale, comme comparaison! Remarqua Georg.
Heureusement que c'était dans notre nature de nous chamailler, et d'en avoir chaud. Tout passait inaperçu. Tant mieux, non?

Et voilà! J'espère que ça vous plaît toujours! Bon pour l'instant il ne se pas grand chose. Mais ça va venir. Oui, ça va venir... 40 com's au moins pour la suite ^^. Suite que devrait être là ce soir!

# Posté le samedi 17 novembre 2007 08:20

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 09:12

▀▄▀▄▀ Chapitre Trois ▀▄▀▄▀

▀▄▀▄▀ Chapitre Trois ▀▄▀▄▀
Chapitre Trois:

Bill POV
Le trajet se passa ensuite beaucoup plus calmement qu'il n'avait commencé. Gustav était allé jouer aux jeux vidéos sur son lit, Georg parlait avec David, Tom dormait sur le canapé et moi... je m'emmerdais sérieusement. A tel point que je divaguais en rêvant de n'importe quoi. Oui, ce n'est pas stupide peut-être de penser à soi-même en train d'embrasser son frère qui dort? A vrai dire, c'était tellement stupide que je le fis. Je posai délicatement mes lèvres sur les siennes en lui caressant la joue. Aucun risque, nous étions dans un coin du salon et, si quelqu'un venait, j'en entendrais les pas.
Mon geste réveilla Tom, on alors il était somnambule. Quoi qu'il en soit, il m'entoura de ses bras et me serra de plus en plus fort contre lui, histoire d'appuyer encore plus sur notre baiser. Il me caressait le dos, moi le cou. J'étais à califourchon sur ses genoux et je menais la cadence. Le baiser devînt mouillé. Tom essayait encore d'aller danser! Je le laissai finalement faire, et ce fût à son tour de prendre les rênes. Je crois que, tous les deux, nous n'étions plus franchement sur Terre à ce moment là. Nous planions au-dessus des nuages les plus hauts, portés par le vent du désir. Enfin, j'essayais de me convaincre moi-même que ce n'était que du désir...
- Hé les mecs! Hé les mecs! Hé les mecs!!!
C'était Georg qui hurlait comme un fou. Je sautai à l'autre bout du canapé et Tom fit semblant de sortir de son petit somme. Georg déboula dans le petit salon, Gustav sur ses talons. Ils trépignaient tous les deux comme si on leur avait dit qu'on allait jouer aux Etats-Unis pour la première fois.
- Vous savez quoi?! Nous demanda Georg avec un sourire jusqu'aux oreilles. En mars prochain on va jouer aux Etats-unis pour la première fois!
Je n'en croyais pas mes oreilles. Tom quant à lui avait vite oublié qu'il était censé sortir du sommeil.
- C'est une blague?! M'exclamai-je en essayant de ne pas exploser de joie.
- Non! Dit Gustav. Et tout est déjà programmé! C'était une surprise de David!
- Ouah! S'écria Tom.
- On passe dans quelles villes?!
J'avais oublié de vous le dire. Notre album en anglais était sortit aux Etats-Unis en Décembre 2007. Nous étions fin Février 2008, et plus d'un million d'albums avaient été écoulés là-bas. Ca, on avait eut du mal à y croire, mais alors là, que les américains nous acceptent en concert... Pincez-moi!
- David m'a dit qu'on commençait à New York! Dit Georg. Et puis on irait à Philadelphie, Saint Louis, Las Vegas,...
- Las Vegas?! M'écriai-je. Ca c'est fort!
- Très fort! Confirma Gustav.
- Los Angeles aussi! Continua Georg. Et San Fransisco, et Minneapolis. Je crois que c'est tout.
- Ca fait déjà 7 dates! Remarqua Tom. Dans des grandes villes en plus, enfin c'est logique. Mais Minniepolis je connais pas!
- Minneapolis! Rectifia Georg. David m'a dit que c'était dans le... Mi... Minnesota!
- Ca ne m'avance pas plus! Dit Tom.
- Espèce d'inculte! Taquina Georg.
- Je paris que tu sais pas non plus où c'est! Dis-je.
- Oui, bon... ça va! Fit Georg.
- Ouais ouais...! Dit Tom. Donc 7 dates!
- Nan y'en a 10 mais j'me souviens plus des autres villes, avoua Georg.
- Y'avait Chicago aussi, je crois, dit Gustav. Et Miami!
- Cool! Dit Tom. Il manque une date.
- J'me rappelle plus, dit Gustav.
Georg et Gustav étaient en pleine réflexion. Je profitais du spectacle: on ne voyait pas ça tous les jours!

Tom POV
J'avais rarement été dans cet état d'énervement et de hâte dans ma vie. C'est un peu comme si un rêve se réalisait, vous voyez? On plutôt, que le rêve continuait en s'améliorant de jour en jour. Oui, parce que depuis que Tokio Hotel vivait nous vivions dans un rêve. Peu de personne avait cette chance.
- C'est pas Atlanta? Dit Georg.
- Nan, fit Gustav. Houston? Non plus.
- Je suis nul en géographie, avouai-je. Je ne peux pas vous aider!
- Dallas! S'exclama Georg. Non. Salt Lake City! Non.
- Denver? San Diego? Washington? Proposa encore Gustav.
- Non! Dit Georg.
- Phoenix? Proposa Bill.
- Oui!!!
Mon frère connaissait quelque chose en géographie!!? Pincez-moi!
- Et c'est quand en Mars? Demanda Bill.
- On part le 20! Répondit Gustav.
Ce qui veut dire que nous partions dans à peine un mois! Ca c'était fort, tout de même. Mais à ce stade là de l'histoire, je ne savais pas encore que c'était trop fort. Bill non plus. Personne.

Bill POV
Et c'est ainsi que, le 20 à 14h30, nous décollions de Berlin pour New York. Nous étions en première classe, bien entendu. Il y avait quinze heures d'avion et, croyez-moi, c'était long. Nous avions chacun une petite loge avec un lit, des toilettes, et une hôtesse de l'air. Je crois que ça plaisait beaucoup à Georg, le fait d'avoir une belle hôtesse rien que pour lui. Gustav... j'en sais rien. Il restait toujours très... calme, avec les filles, si bien qu'on arrivait jamais à savoir si la fille en question lui plaisait ou non avant qu'il ne sorte avec elle.
On toqua à ma porte alors que j'allais piquer une tête dans le sommeil.
- C'est Tom!
Notre secret était toujours en vigueur. On n'avait jusqu'alors pas dépasser le stade des petites embrassades, et c'était grâce - ou à cause - de moi. Si ça n'avait tenu qu'à Tom je... enfin, disons que j'aurais certainement quelques difficultés pour m'assoir. ll était toujours éprit d'une précipitation sans borne, à croire que la fin du monde était proche et qu'il voulait connaître l'extase au plus vite pour mourir sans regrets. Mais pas moi. Je préférais la douceur, la voluptuosité, prendre mon temps. A ce niveau, Tom et moi nous nous complètions parfaitement.
- Entre! Lui dis-je anthousiastement.
Il ouvrit doucement la porte, sourit jusqu'aux oreilles à l'hôtesse, entra et referma la porte.
- Tu le dis tout de suite si tu préfères l'hôtesse à moi! Lui dis-je en rigolant mais en faisant comme si c'était sérieux.
- Quoi?! Mais non ne crois pas ça!
- Elle a l'air de te plaire, pourtant!
- Absolument pas mon coeur.
- Depuis quand tu m'appelles comme ça?!! Demandai-je, interloqué.
- Depuis que j'ai envie, répondit-il en haussant les épaules et en souriant.
- Et bien t'arrêtes tout de suite! Lui dis-je, et là je ne rigolais plus.
- J'vais pas t'appeller Bill! C'est pas original!
- Merci de dire que mon prénom n'est pas original. T'as toujours le mot pour faire plaisir, toi!
- Mais c'est pas ce que je voulais dire! Se corigea Tom. Entre nous, on peut...
- Non! N'y compte pas pour tes petits surnoms ridicules!
- Loulou?
- Non!!!
- T'es mon Loulou à moi maintenant!
Et il se jeta sur moi (j'étais toujours sur le lit) et me serra très fort contre lui.
- T'es fou, lui chuchotai-je à l'oreille.
- Oui. Fou de toi!
Je soupirai, puis le poussai doucement pour l'allonger sur le lit et me mettre à côté de lui. Il passait ses doigts dans mes cheveux, me dégageant le visage. Il faisait toujours ça, avant de m'embrasser. Avant de nous emmener dans un océan étoilé, scintillant et infini. Tout brillait. Nous brillions. Nous n'étions plus dans l'avion, non. Ni même au milieu de l'océan sans fond. Nous venions d'échouer sur une plage déserte et sauvage. Et nous n'étions que deux sur l'île, avec arbres fruitiers et gibiers en abondance. Il n'y avait absolument personne pour nous déranger. Sauf, peut-être, le grondement de l'océan... La voilà, notre cage dorée, mais elle n'était pas fermée. Elle n'était pas encore fermée. Nous pouvions toujours sortir.
- T'es pas un peu stressé toi? Me demanda Tom en ne restant qu'à quelques millimètres de mon visage.
- Si... Mais j'essaye de ne pas y penser.
- Oui! Qui aurait immaginé qu'on cartonnerait aux States... Toutes les salles dans lesquelles on joue sont pleines! Et c'est pas des petites salles, vingt mille personnes...
- Et à Los Angeles alors...
- Oui, le stade de soixante mille personnes!
- Ouuuuu! J'en frissonne.
Il y avait de quoi! Ma parole, imaginez-vous porté par soixante mille personnes! C'est magique, c'est unique, c'est grand. Ho, on ne savait pas, à ce moment là, que c'était trop grand.

Voilà. Désolé je vais pas super bien en ce moment. J'espère que c'est pas trop nul quand même. La suite mercredi si y'a au moins 50 com's!

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 09:11

News 1

Vous allez me taper, mais tant pis! J'assume!

Disons que... la suite, eh ben... j'l'ai pas écrite. J'ai du mal pour cette fiction j'avoue. J'ai l'impression qu'elle ressemble vraiment à rien. Mais j'vais la continuer ne vous inquiétez surtout pas! Mais pas tout de suite.

Disons que j'ai pas l'inspiration pour ça. Et disons aussi que j'ai plutôt l'inspiration à écrire une autre fiction. J'ai posté le premier chapitre sur l'ancien blog: http://th-yaoi-noiretblanc.skyblog.com. Elle s'appelle Eastern Cemetery et... allez la lire!

# Posté le vendredi 23 novembre 2007 15:38